Le lycée, c'est en partie un prétexte pour voir mes amis. Sinon soit j'ai pas l'temps, soit j'ai aucun moyen de covoiturage pour me rapprocher de la "civilisation" ou soit j'suis même pas là. Snif.
Mouarf mouarf. Ch'uis dans un tel état de fatigue que ça sert à rien de réfléchir.
Mais j'tenais juste à aborder un sujet qui me tracasse.
J'ai peur d'oublier. D'oublier les bons comme les mauvais souvenirs. Mais surtout oublier ce que j'ai ressentis dans ces moments qui me sont chers.
Certes j'ai quelques images de mes plus beaux instants mais je me trouve dans l'incapacité de me remémorer ce que j'ai ressenti, de ce que ça fait d'être heureuse et euphorique. Pourtant je sais que je l'ai été.
Tout comme j'ai été malheureuse. Et pourquoi me souviendrai-je plus de mes malheurs que de mon bohneur? C'est si injuste. Comme quoi on se rappelle plus de ce qu'on craint que de ce qu'on a sa portée de main. C'est terrifiant, vous trouvez-pas?
Mais finalement c'est la qu'on se rend compte que tout est éphémère. Quoiqu'on fasse chaque ressenti est unique et c'est ça qui est merveilleux. De savoir que quelque chose d'unique puisse nous arriver. Certes c'est assez utopique... mais pas tant que ça.
Chaque jour un truc nouveau arrive, mais on en revient au même, ça s'oublie trop rapidement. C'est vraiment imparable. On se souvient que de ce qu'on veut se souvenir et du coup le vrai souvenir est faussé et devient subjectif.
C'est affolant de voir s'évaporer de si beaux moments. Les mots sont trop faibles, les paroles s'envolent, que faut-il faire? Ce qui a dans nos têtes est indescriptible, alors sommes-nous voués à perdre des cases une fois la cinquante grisonnante passée?
Et pourtant y a des choses qui n'arrivent qu'une fois dans une vie. Mais peut être que le genre humain a été conçu pour voir s'évaporer ses souvenirs, sans pour autant en effacer toutes ses traces, afin qu'un souvenir meilleur vienne par dessus? J'en sais rien.
Une chose est sûre, c'est que j'essaie de vivre pleinement ce qui m'arrive ; que ce soit dans le malheur ou dans le bohneur. Je me jette à corps perdu dans mes humeurs car j'ai trop peur de manquer quelque chose et d'avoir du remords.
Hier soir j'ai lu dans un bouquin qu'il faut se lancer et dire ou faire ce qu'on doit car on ne sait pas de quoi demain sera fait. Mais des fois on y pense pas et on agit pas. Alors la vie est incipide.
Moi j'veux mourir en ayant accompli le plus possible dans ma vie et sans avoir de regrets. Mais c'est clair qu'on ne peut pas tout voir, tout avoir et tout faire.




